La grande évasion au parc Kruger (juillet 2020)

Notre longue visite autour et dans le parc Kruger, durant plus d'un mois et comprenant une trentaine de journées dans le parc même, s'est déroulée en trois temps distincts. Dans un premier temps nous avons visité la partie centrale, au départ de Phalaborwa. Dans un second temps nous avons découvert une partie intermédiaire entre le centre et le sud, au départ d'Orpen Gate. Et enfin, pour finir, nous avons, plus longuement, exploré la partie sud au départ, principalement, de Crocodile Bridge.

Malgré le temps passé sur place, nous avons donc fait le choix d'ignorer toute la partie nord, proche de Punda Maria, et ceci pour plusieurs raisons: d'abord, nous n'y avions aucun point de chute, et un aller-retour dans la journée à partir d'une des portes auxquelles nous avions accès (celle de Phalaborwa étant la plus proche) aurait été épuisant et sans grand intérêt; ensuite, la faune est réputée se faire plus rare dans la partie nord du parc, alors même que le paludisme y est en revanche davantage présent.

Nous nous sommes d'abord établis à Phalaborwa, dans le jardin de Rachel et Owen, que nous avions rencontrés par un réseau social relatif à la vie animalière dans le parc Kruger. Ce couple original et curieusement assorti (Rachel est très active professionnellement, et travaille dans le conseil en sécurité informatique à un niveau assez élevé, mais à distance; Owen a une santé très fragile et a une sorte de statut d'invalidité/retraite, il est beaucoup plus discret mais très serviable et très bon connaisseur de la nature) nous a accueilli avec simplicité en nous autorisant à parquer notre Oscar dans une petite cour pleine de gravats. C'était à peu près le seul endroit qu'ils pouvaient nous offrir, sachant que leur maison et leur jardin subissaient une opération de reconstruction/rénovation complète consécutive à un incendie ayant à peu près tout détruit quelques mois plus tôt. Nous avons partagé quelques apéritifs et un bon braaï avec eux durant la durée de notre séjour, et avons progressivement appris à les connaître, sans doute moins que les familles d'Arne, Dupie ou même Barry que nous avions croisés avant, mais tout de même assez pour nous faire une idée approximative de la vie de ces Afrikaners souvent si injustement considérés par la communauté internationale.

Phalaborwa est une petite ville tranquille, qui doit son existence à la proximité de gisements miniers de première importance. Durant ces cinquante dernières années, la ville a connu une expansion régulière qui fait d'elle un cas particulier. Bien qu'il s'agisse d'une ville principalement blanche en territoire principalement noir, les tensions raciales y sont faibles, bien moins sensibles qu'à Johannesburg par exemple, et le sentiment de sécurité est tel que les résidents ne ferment pas toujours leurs portes d'entrée à clé, chose peu imaginable dans le reste du pays, à l'exception du Karoo. C'est aussi une ville très chaude, qui jouit d'un hiver plus clément qu'ailleurs, et ouvre sur une nature un peu différente de celle qu'on trouve plus au sud. L'omniprésence du mopani, une espèce d'arbre bas au bois dur, qui roussit l'hiver, est caractéristique du couvert végétal local. Il ouvre sur des paysages vallonnés et largement déserts, d'où surgissent à l'occasion rouliers bleus flamboyants ou familles d'éléphants itinérantes. Il y a encore de cela peu de temps, les animaux sauvages, y compris de grande taille, erraient parfois en ville; désormais, on les trouve davantage à l'intérieur du parc.

C'est de là que nous avons commencé l'exploration du parc Kruger. La première fois que nous nous sommes rendus à la porte d'entrée, c'était le soir de notre arrivée, après avoir fait la route en provenance de Tzaneen où se trouve la Vervet Monkey Foundation. Nous étions un peu angoissés à l'idée de la façon dont nous risquions d'être reçus, en tant qu'étrangers voyageant à bord d'un véhicule étranger, ce qui faisait de nous un cas unique en son genre pendant la pandémie. Notre appréhension a été vite apaisée. Le garde qui nous a abordés en premier nous a laissé entendre que nous serions les bienvenus dès le lendemain, surtout si nous lui apportions un grand café avec un grand sourire... Nous avons été ravis de nous exécuter à l'aube suivante, et comme promis tout s'est très bien passé.

Nous n'étions pas vraiment seuls dans le parc, mais c'était tout comme. Pour donner un ordre de grandeur, nous ne croisions les premiers jours que 5 à 10 autres véhicules dans la journée, en général des privés, occasionnellement des employés du parc. Un jour, nous avons pris un petit snack dans le seul restaurant encore ouvert dans cette partie du parc: nous avons alors observé que la dernière commande avant la nôtre datait de plusieurs jours auparavant. Manifestement, l'ensemble tournait à un régime ralenti qui ne connaissait aucun précédent. Pour autant les animaux n'étaient pas forcément plus nombreux ou faciles à voir (du moins cela, on ne pouvait l'assurer, par manque d'expérience antérieure), seulement lorsque nous trouvions des animaux, c'était forcément seuls, par notre propre observation, et nous restions ensuite seuls parfois des heures à les observer. C'est arrivé par exemple pour nos premiers lions dans le parc, mais aussi nos premiers guépards, nos premières hyènes, nos premiers lycaons, etc. Nous avons été également très satisfaits par les scènes d'hippopotames et de crocodiles, que nous avions rarement eu l'occasion d'observer aussi actifs ou d'aussi près.

Eléphant et mopani, scène classique au départ de Phalaborwa

Curieusement, alors que nous étions presque seuls dans le parc (mais en fait peut-être aussi à cause de cela), nous avons fait la connaissance d'un couple de jeunes retraités voyageant dans un véhicule presque similaire au nôtre, une sorte de croisement entre notre Oscar et le Léon des Marioles Trotters. Anne-Françoise, qui nous a ensuite invités chez elle à un braai traditionnel, nous a expliqué comment, après une carrière d'infirmière en Afrique, elle a un jour débarqué à Phalaborwa sans savoir que quelques semaines après seulement, elle choisirait de s'y établir en couple avec James, un sympathique Afrikaner nostalgique de sa jeunesse au Zimbabwe voisin. Il faut dire que pour des raisons peu expliquables, les vastes maisons au toit de chaume, à l'atmosphère coloniale, coûtent très peu cher à l'achat, peut-être le quart de ce qu'elles coûteraient en Normandie, par exemple. La qualité de vie est excellente ici pour les gens prêts à supporter les très fortes chaleurs de l'été et les risques climatiques afférents (pluies tropicales parfois violentes, incendies ravageurs), et ceux qui le réalisent s'installent parfois ici sans l'avoir véritablement prévu.

A partir de Phalaborwa nous avons fait plusieurs boucles: il était impossible de dormir dans le parc et donc nous revenions chaque nuit nous garer sagement chez Rachel et Owen, prendre un verre et discuter de nos découvertes du jour. Le dernier jour, Owen a aussi voulu nous montrer une curiosité: la décharge locale, fréquentée de dizaines de marabouts venus piocher dans les détritus. C'est de cet endroit inattendu que nous sommes finalement partis vers le sud pour une aventure d'un tout autre genre.

Détail de crocodile

Le seul contact fructueux que nous avons pu établir à Orpen gate était avec Shick Shack, un endroit curieux que nous avons eu du mal à cerner au départ (et même encore un peu après y être arrivés). Il s'agit d'un ensemble hétéroclite composé d'un éco-village habituellement entretenu et développé par des bénévoles, d'une sorte de centre d'aide et d'information multi-services principalement à destination des villageois voisins (hygiène, éducation, environnement), et d'un centre pour backpackers dont la vocation principale est d'accueillir les bénévoles. Il ne s'agit pas d'un camping à proprement parler, presque tous les jeunes qui viennent travailler là sont soit des locaux, soit des étudiants européens logeant dans les petits baraquements locaux, il ne doit donc pas y avoir souvent des voyageurs venant avec leur propre véhicule. Mais il y a une cuisine et des sanitaires fonctionnels, et un étonnant couple de gardiens habitant sur place, ce qui était parfait pour nous. Là encore, il y aurait beaucoup à dire du parcours improbable de ces gardiens étonnamment généreux compte tenu de la modestie de leurs conditions de vie, toujours prêts à aider et à expliquer, mais dans la vie desquels la violence n'est jamais absente (par exemple, le gardien, une sorte de colosse ayant travaillé dans la sécurité privée, avait eu plusieurs fois à intervenir dans des échanges de tir, et avait eu l'occasion d'abattre au moins un homme: ce n'est tout de même pas chose si courante en France).

Ce couple de gardiens nous a d'ailleurs valu l'une de nos expériences les plus singulières du voyage. A notre demande, et sans doute motivés à l'idée de nous faire découvrir leur environnement de vie, ils nous ont emmenés dans un immense centre commercial, situé au milieu de nulle part. Ce qui était encore cinq ans plus tôt un paysage de brousse semé de petits villages paysans, de boutiques de soudure et de vendeurs de rue est devenu un espace géant aseptisé et anonyme, composé de galeries éclairées présentant électronique dernier cri et de marques de luxe. C'est là que j'ai compris que la fonction désormais dévolue à l'homme, et cela sur tous les continents et indépendamment du niveau d'éducation ou même de revenus des populations, était de consommer plus que de produire, que la technique financière et marchande se débrouillerait toujours pour trouver une solution pour aboucher une production largement automatisée à une consommation impérative, que le paiement pourrait d'une manière ou d'une autre être différé mais que l'essentiel était que la croissance poursuive sa course folle coûte que coûte, dans une surenchère sans limites apparentes.

Ce centre étrange était tout de même situé à presque une heure de route de l'entrée du parc Kruger, et compte tenu de notre accumulation de journées de safari très complètes (nous partions à l'aube et revenions au crépuscule), nous avons profité de la situation pour nous aventurer un peu aussi vers l'intérieur du pays, c'est-à-dire en direction inverse de l'entrée du parc, notamment pour parcourir une route touristique habituellement très populaire qui offre des points de vue spectaculaires sur le réputé Blyde Canyon. C'était assez étonnant de nous retrouver presque seuls là aussi dans les immenses forêts de sapins, puis jouissant de panoramas rocheux déserts, sans personne ou presque autour de nous. Nous avons aussi profité de séjourner à Orpen Gate pour découvrir le parc de Manyeleti, un parc privé indépendant du Kruger quoique tout proche, à la densité animale plus faible, et dans lequel nous avons passé, autant que nous ayons pu le constater, une journée en étant absolument les seuls touristes dans le parc.

Les journées de safari dans le parc Kruger au départ d'Orpen Gate n'ont pas été les plus réussies. Nous avons certes toujours vu de nombreux animaux, sans doute même un peu plus qu'au départ de Phalaborwa, mais nous avons échoué à trouver les nombreux lions promis du côté de Satara. Nous avons cependant, mais cela a finalement été la constante de ce voyage, été de nombreuses fois confrontés à de larges troupeaux d'éléphants, souvent près des points d'eau et à chaque fois pleins de vie et de mouvement.

A la recherche des grands troupeaux dans la plaine

C'est donc au bout de trois jours seulement que nous avons décidé de prendre la route du sud, bénéficiant du statut double unique d'Orpen Gate (à cheval sur les deux provinces) pour passer subrepticement du Limpopo au Mpumalanga, ce qui était théoriquement impossible à ce moment. Bien nous en a pris. L'unique point de chute que nous avions trouvé dans le sud s'est révélé un excellent choix. Il s'agissait d'une sorte de camping assez luxueux, plutôt réservé à des habitués, qui proposait à des prix raisonnables des emplacements de qualité, ombragés et chacun munis de sanitaires et de cuisines privés très bien équipés. De surcroît, ce camping était situé dans un espace nommé "Marloth Park", sorte d'immense lotissement (plusieurs kilomètres carrés) semé de quelques centaines de villas privées, chacune dotée d'un vaste terrain non clôturé, et parsemé d'un grand nombre d'espèces sauvages, communiquant pour certaines avec le parc Kruger qui s'étendait directement de l'autre côté de la Crocodile River marquant la frontière ouest du lotissement.

Notre réservation initiale ne durait que quelques jours, mais nous avons trouvé moyen de la prolonger en profitant d'un surclassement rendu possible par le fait que les clients habituels ne pouvaient pas venir, bloqués à Johannesbourg par le confinement. D'un simple emplacement de base, nous nous sommes retrouvés affectés à une tente de luxe dont nous pouvions utiliser les vastes terrasses et le grand espace de braai ouvert sur la brousse.

Nos journées se passaient dans le parc Kruger, de l'ouverture à la fermeture, soit chaque jour une douzaine d'heures de safari presque non stop, parsemés de quelques pauses café ou déjeuner, le plus souvent passées à observer un plan d'eau. Nous avons vite défini une préférence affirmée pour la zone de Lower Sabie, la plus riche en vie animale, où nous avons en particulier vu de nombreux fauves. Nous avons tardé à voir nos premiers léopards (la première fois n'a eu lieu que lors de notre journée de transfert entre Orpen Gate et Marloth Park), et les guépards sont restés une rareté, mais nous avons vu des lions à d'assez nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée, jusqu'à plus de dix d'un coup, dans les herbes hautes, à même la route ou même dans les arbres, et souvent dans d'assez bonnes conditions.

Premier léopard, sur la route du sud Kruger

Chaque jour, les objectifs, en général au-delà de Lower Sabie, nécessitaient au moins trois heures de trajet aller autant de retour, et souvent nettement plus en fonction des rencontres sauvages, c'est dire si les journées étaient bien remplies. Nous avons cependant retenu comme principe de faire relâche le week-end, en nous accordant une pause complète le samedi et une journée plus courte le dimanche. Ces jours de fin de semaine étaient en effet les seuls pendant lesquels, le niveau de confinement s'allégeant, il pouvait y avoir une affluence excédentaire. Le contingent de véhicules autorisés à l'entrée du parc avait été considérablement réduit, et il arrivait qu'à défaut de réservation l'entrée ne soit plus possible. Les touristes revenant dans le parc n'étaient que des locaux, mais des locaux fatigués par la situation sanitaire et désireux, dans la mesure des possibilités qui leur étaient offertes, de prendre l'air de temps en temps. En tout cas, de toute la durée de notre séjour, nous n'avons jamais vu de ces minibus à étage ou de ces Jeep surélevées qui servent habituellement aux safaris en groupe.

Lors d'un de nos week-ends de relâche, nous avons fait la connaissance de Milena et Paolo. Nous visitions avec Oscar les petites pistes de Marloth Park, et notamment le front de rivière où les locaux, c'est un peu triste, s'amassent pour picoler sans grâce, et c'est Milena qui nous a abordés, intriguée par l'apparence de notre véhicule. Elle nous a invités à prendre un verre chez elle, puis à partager le braai, et nous avons rendu la pareille quelques jour plus tard. A près de quarante ans, Milena et Paolo sont des nomades ayant choisi depuis peu d'établir leur base en Afrique-du-Sud, en achetant une maison à Marloth Park où le prix de l'immobilier, comme à Phalaborwa, est très raisonnable. Auparavant, quoique tous deux originaires de deux villages voisins de Sardaigne (mais s'étant rencontrés en Amérique, le monde est petit), ils ont longtemps vécu au Costa Rica, puis au Brésil, en voyageant au long cours entre les deux. Paolo tirant un revenu suffisant de son activité d'ingénieur chez IBM exercée intégralement à distance, le monde était leur terrain de jeu, et ils étaient libres de s'installer un peu partout, mais c'est bien au sud du parc Kruger qu'ils ont choisi d'investir, avec le projet de se servir de cette base fixe six mois par an et de voyager le reste du temps.

L'été avançait cependant, et l'exigence de rentrer en France aussi, malgré les incertitudes liées à la crise sanitaire, pour passer du temps avec nos familles et nous occuper de nos maisons et locations en France. C'est pourquoi, lorsque nous avons appris que des vols de rapatriement redevenaient possibles, au lent rythme de un par semaine, nous avons pris la décision de mettre un terme à cette longue expérience de safari quasi-solitaire. Une fois les vols pris, pour la journée du 26 juillet, nous avons entrepris de défaire ce qui avait été fait: comme promis, nous sommes repassés voir Dupie et Marianne, mais aussi Fifi et Jeffrey, à Eagles Rest, puis nous avons repris la route de Twana Lodge. Nous avons pris quelques jours pour faire nos bagages, ranger et nettoyer Oscar, et le mettre au garage chez un spécialiste hollandais de ce genre de véhicule, Nico, voisin et bonne connaissance d'Arne.

Et voilà: cette boucle-là au moins était bouclée. Il ne nous restait qu'à faire nos sacs, en emportant de nombreux accessoires que nous ne souhaitions pas laisser dans Oscar dans l'optique d'un voyage en Roro, remplir les mille formulaire redondants requis par les autorités (dont aucun ne sera finalement demandé lors du voyage), nous masquer et partir dans une atmosphère un peu surréaliste, entourés de motards, vers l'aéroport de Johannesbourg et la France.

A ce stade, notre projet n'était pas de revenir en Afrique-du-Sud, mais de faire transférer Oscar à Durban par Arne. Nous avions l'accord d'un transitaire pour un transfert ultérieur vers Montevideo, dont les modalités pouvaient entièrement être exécutées sans notre présence (au contraire de l'arrivée en Amérique-du-Sud qui, elle, la nécessitait, avec les contraintes et les coûts de voyage afférents). Mais en l'absence d'information sur l'évolution de la pandémie, il était difficile de tenir un plan pour certain. L'avenir allait se charger de confirmer cette incertitude.

Les "J'aime/J'aime pas" de Manu autour du parc Kruger

J'ai aimé:

  • La quasi-solitude dans le parc, surtout pendant les premières journées au départ de Phalaborwa
  • Les relations en général très cordiales avec le personnel du parc (du moins pour les rangers/gardiens postés aux portes d'entrée, pour le personnel administratif, en général féminin, les expériences sont nettement plus variables)
  • La qualité des infrastructures du parc et de la signalisation (routes, pistes bien entretenues, plans, toilettes, etc), aux normes anglo-saxonnes
  • J'ai moins aimé:

  • L'heure de fermeture des portes, réglée 30 à 60 minutes trop tôt pour profiter sereinement des scènes de crépuscule
  • La distance importante entre points d'eau, multipliant les heures de route/piste entre deux points de vue
  • J'ai remarqué:

  • La rareté des guépards, bien plus rares que les lions ou les léopards
  • L'omniprésence des éléphants, vraiment très faciles à observer un peu partout
  • La coexistence en général pacifique des proies et des prédateurs, les scènes d'observation mutuelle étant fréquentes, mais celles de chasse effective beaucoup plus rares
  • Si c'était à refaire:

  • Nous ne changerions presque rien à la répartition de notre temps entre les différentes zones du parc. Bien sûr, si les sites de camping intérieurs au parc étaient ouverts, nous y passerions presque tout notre temps, principalement autour de Lower Sabie
  • Photos et vidéos du parc Kruger (juin/juillet 2020)

    Pour consulter les albums photos et nos vidéos Youtube du parc Kruger, les adresses sont les suivantes:

  • Album du Kruger NP